Par Cynthia Bolduc-Guay
Le fabricant de portes et fenêtres Isothermic propose désormais une nouvelle série axée sur le développement durable et les conditions climatiques de demain. Une vision poussée par une relève dynamique.
Fabriquer non seulement des produits durables et écoénergétiques, mais aussi qui répondent aux conditions de demain. Voilà la mission que s’est donnée le nouveau propriétaire d’Isothermic, David Aubert. Une préoccupation pourtant encore toute récente dans l’industrie.
« La majorité des systèmes sur le marché ont été développés il y a une trentaine d’années, précise-t-il. À l’époque, les épisodes de canicules, de forts vents ou de fortes pluies étaient plutôt rares. Mais aujourd’hui, c’est différent », fait-il remarquer.
Même s’il n’est à la barre de l’entreprise que depuis bientôt trois ans, David Aubert sait de quoi il parle. Il représente la troisième génération de sa famille dans ce domaine. Il a d’ailleurs passé quelques années à travailler dans cette industrie avant d’œuvrer dans la publicité et les stratégies d’affaires pendant 22 ans, dont six pour le groupe international Ogilvy. En rachetant Isothermic, entreprise dans les affaires depuis plus de quarante ans et qui jouissait déjà d’une excellente réputation avec des produits recommandés plusieurs fois par CCA Québec et Protégez-Vous, David Aubert revenait à ses racines.
En seulement deux ans, 6,5 millions de dollars ont été investis dans l’agrandissement de l’usine de Thetford Mines, en Chaudière-Appalaches, dans la machinerie et dans la transformation numérique, sans oublier le développement d’une nouvelle série de fenêtres hautement performantes. Résultat : une croissance de 50 % du chiffre d’affaires en aussi peu de temps.
Repenser les portes et fenêtres
Si la Série 1 d’Isothermic est déjà appréciée de l’industrie, la Série 2 va encore plus loin en matière de durabilité, d’efficacité énergétique et de résistance aux intempéries. Sa particularité : sa capacité à tirer profit à la fois des avantages du PVC et de ceux de l’aluminium.
« Normalement, dans l’industrie, c’est l’un ou c’est l’autre, explique David Aubert. Dans le cas de la Série 2, on utilise du PVC recyclé que l’on recouvre d’une couche d’aluminium, provenant lui aussi de sources en grande partie recyclées et recyclables. »
Les produits ainsi développés bénéficient donc de la capacité du PVC à fournir une meilleure performance énergétique tout en offrant des dimensions plus importantes, généralement réservées aux portes et fenêtres en aluminium. C’est pourquoi ils sont tout indiqués tant pour les projets commerciaux que résidentiels et multirésidentiels.
Le mélange de PVC recyclé et d’aluminium confère d’ailleurs une couleur gris pâle propre au design de cette série, mais peut aussi être recyclé de nouveau. « Le PVC peut être recyclé jusqu’à huit fois tout en conservant ses propriétés pour être utilisé en produit de fenestration », confirme David Aubert.
Des produits certifiés Passivhaus
David Aubert n’est pas peu fier de la performance des produits de la Série 2 développés par Isothermic. Il s’agit en effet des premières fenêtres à battant à être certifiées AW et Passivhaus en Amérique du Nord.
« La certification AW est la plus difficile à obtenir pour une fenêtre, précise-t-il. Elles doivent être testées pour l’eau, le vent et la déflexion structurale à des niveaux 160 % plus exigeants quant à la pression de conception que les normes résidentielles de base. Elles doivent passer un cycle de 4 000 ouvertures et fermetures et six cycles thermiques pour ensuite repasser des tests d’infiltration d’eau et d’air en exigeant les mêmes résultats qu’au départ, avant usure. »
Il ajoute que sur la côte est des États-Unis, où les ouragans se sont accrus au cours des dernières années, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à demander des produits résistants à des conditions extrêmes. Ici, les épisodes de fortes pluies et de forts vents sont aussi plus fréquents, de même que les périodes de canicule. Ces dernières posent d’ailleurs un problème pour l’intégralité structurale des fenêtres, particulièrement celles en PVC peinturé foncé qui peuvent parfois se déformer sous l’effet de chaleurs intenses répétées sur une période prolongée.
Composées d’un vitrage triple de 44 mm, les fenêtres de la Série 2 répondent également à la très exigeante norme Passivhaus, qui impose des critères d’efficacité énergétique élevés. Les architectes désireux de concevoir un bâtiment passif n’ont ainsi plus à importer des produits européens, s’enthousiasme David Aubert.
L’efficacité énergétique était un facteur d’autant plus important que les coûts d’énergie sont appelés à augmenter minimalement de 30 à 40 % d’ici 10 ans. « En règle générale, les portes et fenêtres ont une durée de vie de 25 à 40 ans. Elles ont donc besoin d’être durables sur tous les points. Les produits de la Série 2 ont été conçus pour être conservés pendant des décennies dans les bâtiments. C’est donc un investissement sur le long terme », estime David Aubert, qui précise que le coût de ces nouveaux produits est comparable à celui des fenêtres d’aluminium.